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Le projet citoyen

Parce que nous estimons:

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Mardi 24 janvier 2006

On vient d’apprendre que la négociation sur la baisse de la TVA pour les restaurateurs français est fortement compromis. C’est pour ainsi dire, et sans pessimisme de ma part mais objectivité, d’emblé perdu.

On peut se demander pourquoi la profession demande une baisse de la TVA.

Ce qu’il faut savoir ;

1-     La pénurie de main d’œuvre est telle que les entreprises hôtelières ont du mal à boucler le recrutement des équipes nécessaires pour ouvrir les prestations qu’elles souhaitent. Les jeunes ne se tournent plus vers cette profession car les conditions de travail y sont difficiles et que les salaires ne sont pas glorieux. Aucun intérêt, donc, de se tourner vers cette profession. La baisse pourrait permettre de revaloriser la profession en embauchant davantage de personnel, donc une meilleur répartition du temps de travail, dans la qualité et la quantité. Elle pourrait permettre une meilleur formation en entreprise du fait d’équipes développées en nombre, donc une meilleur prise en charge dans le temps et dans la qualité des apprentis ou stagiaires. La baisse, c’est aussi garantir une revalorisation des salaires pour les jeunes embauchés.

2-     Les salaires, justement, ils ne concernent pas que les jeunes, mais aussi les salariés actuels. Une revalorisation des salaires des équipes en place permettrait une stabilisation des effectifs. La profession souffre d’un turnover important car elle ne peut récompenser convenablement les qualités salariales.

3-     La stabilisation d’activité est un point crucial. Bon nombre de structures ne peuvent se développer. Une masse salariale importante, une clientèle souffrant de la crise actuelle donc une incapacité à maintenir une activité annuelle. Des emplois précaires pour les salariés et une source financière peut stable pour les entrepreneurs. Une baisse de la TVA doit pouvoir permettre de mieux gérer les prix, et de développer une activité hors saison.

4-     Comme toute profession, le point des charges est important. Mais dans la filière hôtelière, elles ne cessent d’augmenter, Les charges salariales, nous l’avons dit (la fameuse masse salariale qui reste un enfer pour les petites structure) mais aussi les charges variables (eau, électricité, gaz) dont les tarifs ne cesse de grimper. Le poste le plus important et sans lequel un restaurant ne peut pas fonctionner : les matières premières. Et là, comme pour le consommateur final, les prix ont décollés.

5-     Une harmonisation du secteur obligatoire. Il faut savoir que la restauration collective bénéfice d’un taux à 5,5% car elle est dite « à caractère sociale », tel un restaurant d’entreprise. Mais, tous les salariés ne peuvent bénéficier des restos d’entreprise. Pourtant chaque midi, nous sommes de plus en plus nombreux à déjeuner hors domicile. C’est une obligation pour rester proche de son lieu de travail. Nous allons donc, dans la petite brasserie du quartier, on y retrouve les collègues et les salariés des entreprises aux alentours. Notre petite brasserie devient, la cantine, le resto d’entreprise. A ce titre, elle doit avoir les mêmes droits que la structure collective. On revient sur la répercussion auprès du consommateur. Il ne faut pas être énarque pour comprendre que le patron de la petite brasserie va répercuter la baisse de la TVA car il fidélisera mieux sa clientèle et pourra la satisfaire en offrant des prestations similaires mais…MOINS CHERES…ou des prestations plus importantes mais au même prix qu’aujourd’hui. La restauration rapide, bénéficie aussi de cet avantage fiscal. Au titre de l’inexistence de service, ce qui est vrai. Mais, le consommateur préfèrera s’asseoir à une table et profiter de la chaleur humaine d’un bon resto de quartier que de dévorer un sandwich sur le pouce dans le square d’à côté. Cela ne risque pas non plus d’être défavorable à la restauration rapide qui pourrait développer son activité en offrant une prestation de service en salle.

 

Alors, pourquoi ne pas accepter cette baisse ? Vous le savez, la décision est prise au niveau européen. Il faut bien comprendre que le dossier est difficile à traiter par nos représentants, le Président de la république en première ligne. Il s’agit pour nos partenaires européens de défendre leurs intérêts,  l’Allemagne en premier. Nous devons comprendre cette démarche puisqu’il en est de même dans notre cas (la PAC en est l’exemple type). Mais ce qu’il faut comprendre c’est pourquoi cette mesure ne pourra pas être acceptée par Bruxelles. La réponse ne date pas d’aujourd’hui ! Il faut chercher du côté du mois de Mai 2005. Et oui, si nos restaurateurs ne peuvent accéder à cette mesure, c’est parce que la France se place en position de faiblesse de par son entêtement à refuser la constitution européenne. Comprenons bien une chose ! C’est qu’il sera de plus en plus difficile de défendre nos intérêts vis-à-vis des pays qui ont accepté la constitution. Si nous avons remporté la bataille sur la PAC, c’est parce que l’Allemagne (signataire de la constitution) nous a porté main forte y trouvant également son intérêt. Mais aujourd’hui, nous nous opposons à elle sur le dossier.

Croyez vous que la Commission souhaite défendre ou se plier devant le mauvaise élève ? NON ! Nous en ferrions autant si le cas était inversé. Notre manque de foie dans la construction européenne nous revient en pleine figure… Et ce n’est que le début. Voilà, citoyens ! Nous avons fait un choix ! Assumons le ! Ne jetons pas la pierre à nos représentant que nous avons envoyé au combat en leur ôtant toute crédibilité et toute arme.  

A l’avenir, réfléchissons davantage à nos actes citoyens, essayons de mieux comprendre les enjeux. Regardons plus loin... que le bout de notre nez, que notre intérêt personnel. Demain, d’autres combats nous attendent ! Saurons nous les affronter sans tomber dans le passionnel ? Agissons, réfléchissons avec plus de recul, plus de pragmatisme, plus de citoyenneté,  plus de fraternité…

Par Citoyen de France - Publié dans : ENGAGEMENT REPUBLIQUAIN...
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Commentaires

nous  les peres de l'europes a la sortie   de la guerre nous voulions une europe humaine juste plus egalitaire et qu'avons devant nos yeux chomage misere travail comme au debut du 19eme siecles non merçi cette europ des filous esclavagiste et paternaliste j' espere que l'on en voudra jamais et si touts c'est non elus veulent nous forcer alors pas d'europe du tout car les hommes sont uns et indivisibles comme notre REPUBLIQUE salut a vous !!!
Commentaire n°1 posté par palmier le 06/03/2006 à 00h23

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