Tout le monde a entendu parler de ce séisme juridique et républicain…
Encore une fois l’institution juridique française est mal menée… Et pour cause, on a rarement référencé autant de disfonctionnements dans une même instruction. Du simple enquêteur, sur le terrain, devant faire face à une enquête complexe et surmédiatisée, avec toute la pression que cela induit, jusqu’au juge d’instruction, normalement l’emblème de la neutralité du pouvoir judiciaire (garantie du justice plus juste), en passant par les services sociaux et les experts, tous ont oublié deux éléments fondamentaux. Le premier, l’objectivité avec laquelle cette la justice doit être menée et rendu (pilier fondamentale de la république). Le second, la préemption d’innocence (autre pilier du système), règle top souvent bafoué par tous les protagonistes de la chaîne institutionnelle.
Au final de cette vaste mascarade, et malgré des excuses publiques de la Chancellerie et de la Présidence de la République, une réalité bien douloureuse surgit. L’atteinte, durable et insupportable, faîte aux citoyens. Ces victimes du système, ce pourrait être vous, moi, votre père, votre mère, votre conjoint, votre enfant. On a du mal à l’admettre, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une telle bavure. Malgré l’évidence des faits, leur quotidien s’en trouve fortement bousculé. Hier parce qu’on les a montré comme des monstres, pédophiles et sans valeurs, mis au banc de la société. Mais demain, un voile de soupçon persistera dans l’opinion de certains sous le principe « il n’y a pas de fumée sans feu ». Jamais plus, on ne les regardera comme avant. Une partie de leur intégrité citoyenne a disparu lorsque la foudre médiatique s’est abattue. Il ne faut pas oublier, non plus, les enfants, manipulés, intimidés, et le traumatisme durable voir irréversible auquel ils sont et seront confrontés.
Pour la république, la collectivité citoyenne nationale dont nous sommes tous les représentants, c’est un coup dur. Nous avons pris, la main dans le sac, la justice en pleine faute. En quand bien même nous n’avons jamais douté des disfonctionnements, aujourd’hui, on peut parler de réelle incompétence. Nous avons le droit d’être dur au regard de cette débâcle. Il est de notre devoir de demander des comptes. Pour que demain, cela n’arrive plus.
A ce titre, l’Assemblée a créé une commission d’enquête parlementaire. La fameuse commission d’Outreau…Je vous conseille vivement de suivre les débats qui ne font que débuter. Une réalité criante et saisissante y est mise en exergue. La république, fort heureusement, a repris ses droits et compte assumer ses responsabilités. Le parlement devra en tirer toutes les conclusions nécessaires afin que la justice républicaine ne soit plus bafouée. Notre devoir de citoyen est de se tenir informer sur l’évolution des travaux. Notre devoir est de faire valoir ce droit constitutionnel, base de la république :
« La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités… »
Article 6, Déclaration des Doits de l’Homme et du Citoyen, 1789
A vous la Parole